
Suite aux propos du patriarche de l’ex parti du renouveau démocratique (PRD), l’Union Progressiste le Renouveau se défend comme un beau diable jeté dans l’eau bénite. Adrien HOUNGBEDJI dont le parti est désormais intégré à l’UPR a récemment critiqué ouvertement les réformes politiques en cours au Bénin et plaidé pour le retour des exilés politiques. Le porte-parole du parti présidé par Joseph DJOGBENOU a aussitôt réagi pour calmer les débats internes qui pourraient émerger après la prise de position du porte flambeau des « Tchoko Tchoko ».
Pour Parfait Ahoyo, le porte-parole de l’UPR, Adrien Houngbédji ne s’exprimait pas au nom du parti et n’avait reçu aucun mandat pour tenir ces propos en tant que figure tutélaire de l’UPR. Il a notifié à l’ancien président de l’Assemblée nationale son incompréhension quant à cette sortie publique, qui contraste avec la ligne adoptée par l’UPR depuis la réforme du système partisan. La réforme du système partisan en ligne de mire.
L’Union Progressiste le Renouveau rappelle que la réforme du système partisan, dont elle est l’un des principaux aboutissements, a demandé des sacrifices à tous les acteurs politiques. Pour le parti, il est normal que certains ressentent une certaine nostalgie des privilèges et du confort politique d’autrefois, mais l’essentiel est de s’effacer devant l’intérêt national.
« Il est important de voir le pays et de s’oublier un peu pour accepter durablement la réforme du système partisan et toutes les réformes d’ailleurs », a déclaré Parfait Ahoyo, soulignant que l’UPR demeure fidèle aux principes de rénovation de la vie politique initiés sous le président Patrice Talon.L’UPR reste ferme sur sa ligne politique.
Les critiques d’Adrien Houngbédji sur certaines lois votées sous le mandat de Patrice Talon, ainsi que son appel sans détour au retour des exilés politiques, ne semblent pas avoir reçu l’adhésion de la direction actuelle de l’UPR. Le parti rappelle que la construction d’une démocratie solide passe par des choix difficiles et une rupture avec certaines pratiques du passé.Toutefois, malgré cette divergence d’opinion, l’UPR assure rester un cadre de dialogue et d’échange, et continue à œuvrer pour une modernisation politique sans exclusion. Vivement que ce malaise ne branle pas la plus grande formation politique du Bénin qui a récemment limogé sa directrice administrative et a perdu un poids lourd dans la 24éme circonscription électorale au profit du bloc républicain (BR).